Ce grand voyage… intérieur! Larguer les amarres

CHAPITRE 3 – LARGUER LES AMARRES… INTÉRIEUREMENT

Je prépare mon départ de l’entreprise comme on arrache un pansement. J’ai tout anticipé : la stratégie, les chiffres, le discours, les objections possibles. Le jour venu, mes mains sont moites, je transpire de peur. J’ai même déclenché une petite allergie qui fait gonfler mon visage… on dirait Sinok dans les Goonies !!!

Il faut que je parle. Cela devient vital. Alors je me lance.

La réaction est immédiate, simple, presque déroutante : compréhension, accord, soutien.

Je ressens un immense soulagement. Une légèreté oubliée depuis longtemps. Quelques larmes pour certains, étonnement pour d’autres. « Tu aurais dû nous demander de l’aide avant d’en arriver là ? » …

C’est toute la solitude du chef d’entreprise : bien sûr, j’aurais aimé parler à cœur ouvert et en toute transparence, mais j’avais peur. Mon rôle était de conserver une équipe solide, de maintenir un sentiment de sécurité et d’éviter la panique.
Je me rends compte aujourd’hui que les problèmes de l’entreprise n’étaient qu’un déclencheur pour me faire prendre conscience de mon besoin profond de changement.

Et comme souvent dans ces moments, l’univers teste ma décision : le travail, absent depuis plusieurs mois, recommence à affluer, les projets s’enchaînent, et le doute en moi revient. Ne suis-je pas en train de faire une grosse erreur ? Je me résonne rapidement :  « Non Caroline, l’argent n’est pas le sujet. Reste alignée avec ta décision et regarde le chemin parcouru. »

Je mets notre « maison de rêve » en vente, un mélange de déchirement et de soulagement. Mais le mental est encore là, solide, tentant de me rappeler ce que l’on m’a appris : « Ce n’est pas bien. Ce n’est pas sérieux. »

Sans compter l’entourage plus ou moins proche : « Nous ne comprenons pas ta décision, tu as tout… Tu es tombée sur la tête ? ». Suffisamment pour me faire douter une fois de plus.

Heureusement, le corps continue son travail et me rappelle à l’ordre : tendinite, douleurs, fatigue.

Il faut lâcher et accepter de ne pas savoir. Ne plus tout contrôler. Apprendre à s’écouter.

Heureusement d’autres personnes me soutiennent dans ce choix et l’une d’entre elles me dit : « Arrête de réfléchir à ce que tu feras dans deux ans. Tu vas vivre mille expériences, rencontrer mille personnes. Tu ne seras plus la même en revenant. »
Elle a raison. À l’aube de mes 40 ans, je comprends que la crise n’est pas un effondrement. C’est un appel.

Ce grand voyage n’est pas seulement géographique. Il est surtout intérieur.

Larguer les amarres, c’est accepter de ne plus être le personnage que l’on a incarné si longtemps… pour enfin se rapprocher de soi.

Ce chemin, je ne l’ai pas parcouru avec une méthode toute faite. Il s’est construit pas à pas, à travers l’écoute du corps, des émotions, des cycles de vie et des outils qui m’ont permis de remettre du sens là où il n’y en avait plus.

C’est de cette traversée qu’est née aujourd’hui notre méthode d’accompagnement à travers notre parcours de transformation. Car comme vous avez pu le constater dans ce récit, réaliser ce chemin seul peut être très difficile et semé d’embûches.

Si vous aussi vous sentez qu’il est temps de changer de cap et de réinventer votre vie, n’hésitez pas à découvrir notre parcours de transformation !

Caroline Lot Menanteau

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