Ce grand voyage… intérieur! Quand le corps parle plus fort que la tête.

CHAPITRE 2 – QUAND LE CORPS PARLE PLUS FORT QUE LA TÊTE

À force de ne pas m’écouter, quelque chose en moi a commencé à se fissurer. Et quand la tête n’entend plus, le corps, lui, finit toujours par parler.

En allant chez mon ostéopathe, j’apprends que mon cerveau est « surmené » : cou bloqué, maux de tête, fatigue intense, vertiges… « Il s’est mis en sécurité », me dit-il. Voilà donc pourquoi je n’arrive plus à réfléchir et pourquoi je suis complètement à côté de mes pompes…

Ai-je vraiment envie de faire un AVC en continuant à vivre cette vie-là ?

Toutes les questions qui se bousculent en moi sur la possibilité de changer de vie pour faire ce tour du monde en catamaran prennent un autre sens.

J’attends malgré tout une première expérience avant de me décider : une semaine en catamaran en Grèce avec mon mari, notre fils et mes parents.

Ce n’est pas ma première sortie en mer. Cela fait maintenant un an que nous nous formons. Mais c’est la première fois que nous partons seuls, et surtout la première fois que notre fils nous accompagne.

Ces vacances sont extraordinaires. Le soleil, la mer calme, l’immensité de l’océan, l’odeur des embruns, le bercement des vagues la nuit. Je me sens en sécurité avec mon mari comme capitaine.

Bien évidement tout n’est pas idyllique. Les nuits au mouillage sont difficiles : les bruits inconnus, les mouvements du bateau, l’hypervigilance permanente.

Bilan : je suis rassurée… mais lucide. Sans plus réfléchir, ma décision est prise. On fait le grand saut, on change de vie et on réalise ce rêve !

Et pourtant, annoncer cette décision est une autre épreuve. Je suis le capitaine du navire dans mon entreprise. Les mots ne viennent pas et le stress monte de jour en jour. Comment annoncer que je souhaite vendre l’entreprise et quitter le navire ? Quelles vont être les réactions de mon associée et de mes collaborateurs ? Alors je laisse trainer, il n’y a pas d’urgence …

Mais mon corps, lui, continue de parler.

Une énorme conjonctivite m’empêche presque de voir de l’œil gauche pendant près d’un mois. « Tu ne vois plus comment avancer », me dit-on. « Tu refuses de voir ta vérité intérieure. »

Et comme si cela ne suffisait pas, une tâche rouge apparaît sur mon bras et s’étend chaque jour.  Que m’arrive-t-il ?

Mon corps s’exprime mais pas moi. Je n’arrive pas à trouver les mots, ni le bon moment, ni la bonne façon de le dire… Et si je me trompais ?

Je décide de prendre rendez-vous avec ma psychothérapeute. Comme à son habitude, elle m’aide à prendre de la hauteur par rapport à ma vie. Je comprends que cette tâche rouge représente ce que je ne peux plus garder à l’intérieur, ce qui déborde en moi.

Je lui explique que je me sens tomber dans un trou. J’essaie de m’agripper aux parois, mais je n’y arrive pas. Et ça me fait peur.

Sa réponse résonne encore en moi aujourd’hui : « Vous tombez, d’accord. Mais peut-être qu’en bas de ce trou, il y a quelque chose de mieux qui vous attend. »

À cet instant, je comprends qu’il est inutile de résister. Mon corps parle pour moi. Il est temps d’écouter et de laisser la transformation se faire.

Mon corps m’a parlé, mon esprit a enfin accepté de lâcher prise. Mais le chemin ne s’arrête pas là. Le véritable saut, celui qui transforme une vie, se joue dans l’action et la mise en mouvement.

Dans le prochain article je vous expliquerai comment j’ai réussi à mettre mes peurs de côté et à larguer les amarres pour me reconnecter à mes désirs profonds.

Si vous aussi vous sentez qu’il est temps de changer de cap et de réinventer votre vie, n’hésitez pas à découvrir notre parcours de transformation !

Caroline Lot Menanteau

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